que je croyais supprimée. Est-ce normal? Depuis 2001, la
contribution représentative du droit de bail a bien
été supprimée pour toutes les locations...
mais remplacée par une contribution autonome,
baptisée «contribution sur les revenus locatifs»
et applicable aux revenus qui proviennent de la location
d'immeubles bâtis achevés depuis plus de quinze ans et
dont le montant perçu excède 2000 €
environ.
Périssol: l'amortissement suit son cours Si, entre le
1janvier 1996 et Le 31 août 1999, vous avez acquis, dans le
cadre du «dispositif Petissol», un logement neuf
situé en France (métropole et DOM), vous continuez de
bénéficier, au titre de L'amortissement, d'une
déduction pour La détermination de vos revenus
fonciers.
Cet avantage correspond, comme vous le savez, à 10 % du prix d'acquisition du logement pour chacune des quatre premières années et à 2 % pour les vingt années suivantes. Naturellement, vous devez tenir votre engagement de Location durant neuf ans et vous souvenir que le taux de l'abattement forfaitaire sur vos revenus locatifs se Limite à 6 % (au lieu des 14 % ordinaires), y compris après amortissement total de l'immeuble (à L'issue de la vingt-cinquième année).
S'agissant des travaux d'amélioration, ils ne sont pas déductibles, mais ouvrent droit, en principe, à une déduction au titre de l'amortissement de 10 % du montant de la dépense pendant dix ans. Le point de départ de cet amortissement des dépenses correspond au premier jour du mois d'achèvement des travaux.
Enfin, n'oubliez pas que si Le compte de La gestion ainsi amortie du (ou des) logement(s) que vous donnez en location se révèle négatif, le plafond du déficit foncier (déductible de votre revenu global) a été relevé et atteint désormais 15 300 €. Depuis la fin du siècle dernier, c'est-à-dire depuis le 1" janvier 1999, le «dispositif Besson», qui a succédé au fameux Périssol, prévoit divers bénéfices fiscaux si vous achetez un bien immobilier d'habitation neuf ou ancien. Vous avez ainsi droit à un amortissement au titre des charges, à déduire Lors de votre déclaration de revenus fonciers de 8 % du prix «acte en mains» pendant cinq ans, et de 2,5 % durant les quatre, sept ou dix années suivantes.
Vous pouvez également déduire l'intégralité des intérêts de vos emprunts, sans limitation de montant et de durée. Le plafond du déficit foncier que vous êtes autorisé à reporter sur vos revenus principaux est de 15 300 € et l'abattement forfaitaire sur vos revenus locatifs se limite, lui à 6 %. Vous êtes bien sûr exonéré de la taxe foncière durant deux ans si vous avez acheté du neuf. Dans l'ancien (c'est-à-dire dans le cas d'un logement qui a déjà fait L'objet d'une occupation), la déduction forfaitaire sur vos revenus locatifs est passée, depuis la Loi de finances 2003, de 25 à 40 % (au lieu de 14 % ordinairement). Un «coup de pouce» important, qui prend un caractère effectif à compter de L'imposition des revenus 2003. De surcroît, le nombre de Logements pour lequel vous êtes en droit de bénéficier de cette disposition n'est pas limité.

